Les acteurs du secteur de l’aéronautique cherchent à gagner du terrain. Leur objectif : répondre aux performances de qualité et de délai attendues par leurs clients. Mais leurs pratiques semblent avoir atteints leurs limites…

L’ingénierie simultanée qui a fait ses preuves dans le secteur de l’automobile commence alors à les interpeller.

L’ingénierie simultanée serait-elle un modèle pour le secteur aéronautique ?

Qu’entend-on par ingénierie simultanée ?

L’ingénierie simultanée est aujourd’hui pratiquée dans le secteur de l’automobile. C’est une approche pour concevoir un produit. Tout le cycle de vie du produit est pris en compte depuis sa définition jusqu’à sa mise à disposition sur le marché. Les équipes Produits sont amenées à travailler en étroite collaboration avec les équipes Process. Ensemble, elles se posent les bonnes questions. Elles s’assurent aussi que le produit est fabricable mais aussi, que ses caractéristiques clés sont maîtrisées tout au long du processus.

Les fournisseurs retenus pour le projet sont également pris en compte dès le début de celui-ci. Ils sont intégrés à la logique de développement des nouveaux produits. Il leur est demandé de maîtriser leurs processus de fabrication et, d’en fournir les preuves (garantie, certification, capacité à respecter les délais, capacité à respecter les volumes demandés,…)

Les bienfaits de la pratique de l’ingénierie simultanée

Ces bonnes pratiques issues du secteur de l’automobile présentent de nombreux avantages. Les acteurs du projet, engagés dès le début de celui-ci, bénéficient du même niveau d’information et, partagent un même objectif.

Cette méthode d’ingénierie permet aussi d’améliorer les processus de gestion de programme pour les projets de développement de nouveaux produits et, de réduire les délais de mise sur le marché du produit.

De plus, les outils (Amdec Produit, Amdec Process…) utilisés pour répondre aux exigences de l’ingénierie simultanée confortent cette pratique.

Tous ces avantages pourraient inciter les acteurs de l’aéronautique à la mettre en œuvre  dans leur propre secteur d’activité.