Le compte à rebours est décidément bien lancé ! A quelques mois de la date d’invalidité de la certification EN 9100 : 2003, il est indispensable de bien connaître les enjeux de la certification EN 9100 : 2009 (cela faisait d’ailleurs l’objet de notre dernier article sur l’EN 9100 : 2009. Vous l’avez sans doute lu !), mais aussi les nouvelles règles définies par l’IAQG (International Aerospace Quality Group) pour dresser les non-conformités.

Stop à la « notation »

L’IAQG change les règles de « scoring » sur l’EN 9100 : 2009. Il n’est plus question d’attribuer une note sur 1000 basée sur l’évaluation finale d’une liste de « findings » regroupés par chapitre de la norme. L’IAQG demande désormais aux organismes de certification, lors de  audit de l’efficacité des processus de l’entreprise, de rédiger un rapport de non-conformité pour chaque écart constaté.

Stop aux pratiques de « soft grading »

L’IAQG souhaite également que les organismes certificateurs s’engagent de manière plus formelle à l’issue des audits, dressent des non-conformités quand il y a lieu d’en dresser et stoppent la pratique « d’habillage » de Non-conformité en Opportunité d’amélioration. Le message de l’IAQG est clair : appelons une non-conformité une NON-CONFORMITE ! La volonté de l’IAQG est ici d’amener les entreprises de l’aéronautique à traiter, avec la priorité qui s’impose, les non-conformités grâce à des actions correctives avec pour effet une augmentation du niveau de performance effectivement constaté par les clients. C’est la crédibilité du certificat EN 9100 qui est en jeu !

D’ailleurs, il est écrit dans la norme EN 9101 que :

EN 9101§ 4.2.25 (extrait):

« …Une notation complaisante des non-conformités et/ou leur identification en tant qu’observation, opportunités d’amélioration, ou recommandation ne profitent pas à l’organisme, à ses clients ou à l’organisme de certification (OC). Par ailleurs, on risque d’engendrer l’absence d’action ou l’attribution d’une priorité plus faible à la correction de la non-conformité et d’assister ainsi à l’accroissement et/ou à la récurrence des problèmes. »

C’est ainsi que pour appliquer cette exigence de l’EN 9101,  les auditeurs tierce partie quand ils dresseront une Non-conformité devront, dans un premier temps et de manière systématique la dresser en tant que non-conformité MAJEURE et pourront la dégrader en MINEURE à partir du moment où le constat qui a été fait n’a pas d’incidence sur la satisfaction Client, ni sur la conformité produit, ni sur la maîtrise de la performance du Système de Management de la Qualité.

Un rapport de non-conformité qui adresse le Système de Management de la Qualité.

L’IAQG souhaite également que les auditeurs des organismes de certification, quand ils rédigent le rapport de NON-CONFORMITE « pointent du doigt » le ou les dysfonctionnement(s) dans le Système de Management de la Qualité (SMQ) en lien avec les exigences de la norme En 9100 : 2009. Ainsi, à travers ce rapport, les sous-traitants seront capables de mettre en place des actions d’améliorations à partir des causes systèmes sur lesquels l’organisme certificateur a mis l’accent.