Le VDA 19.2 est un guide de bonnes pratiques, initialement inspiré des secteurs médicaux et chimiques, permettant d’identifier, d’analyser et de maitriser les sources de contamination. Parmi la multitude de pièces constituant un véhicule, certaines sont plus sensibles à la contamination par la présence de poussières ou de corps étrangers.

Il s’applique particulièrement aux systèmes mécaniques avec circulation de fluides avec ou sans pression (systèmes de freinage / direction / alimentation du carburant / refroidissement / climatisation), aux conduits d’admission / d’échappement, à la transmission manuelle / automatique, mais aussi aux unités de commande électroniques.

Suite au développement de la mobilité électrique, le VDA 19.2 concerne également les systèmes de vision, les batteries et piles à combustible et l’électronique à haute tension.

Cette pollution qui survient pendant la fabrication des pièces est souvent difficile à détecter à l’œil nu (ex : particules de bois ou de métal), mais elle peut suffire à créer une défaillance critique sur le produit final. Une particule de 50 microns peut limiter la circulation des fluides, créer des dysfonctionnements moteur, des perturbations des fonctions électriques, jusqu’à entrainer une casse moteur !

Exemple d’une particule dans un injecteur

Le guide VDA 19.2 préconise, en fonction des exigences clients et de l’utilisation du produit, les mesures à prendre en amont (ex : adapter le conditionnement pour protéger les composants lors du transport), pendant la fabrication (ex : orienter les composants ouverts vers le bas pour limiter l’introduction de particules) et après la fabrication (ex : positionner des bouchons en caoutchouc pour éviter toute migration de contamination à l’intérieur du composant) pour limiter voire éliminer toutes les sources de pollution.

Composant d’un filtre à carburant

Il faut avoir une réflexion globale et mener une analyse des risques de contamination sur l’ensemble du cycle de vie du produit afin de trouver les solutions les plus adaptées au contexte de l’entreprise. L’analyse des risques s’effectue poste par poste et consiste à :

  1. Identifier la ou les opérations les plus polluantes ;
  2. Organiser l’implantation des postes pour éloigner/isoler la source de pollution du reste du processus ;
  3. Trouver une solution aux postes les plus à risque.

Il faut intégrer ces exigences de propreté dans la conception de nouveaux postes de travail pour éviter la contamination.

Le guide identifie 4 sources potentielles de pollution :

  • Environnement = Lié à la pollution extérieure (ex : portes souvent ouvertes, poste de travail poussiéreux…).
  • Logistique = Lié aux packaging (ex : carton versus plastique).
  • Personnel = L’Humain (ex : cheveux).
  • Moyens de production = Lié à l’équipement (ex : machines sales).

Plus le produit est sensible, plus la marche à suivre sera spécifique.


L’intérêt du VDA 19.2

Le volume 2 du VDA 19 décrit une série de procédures d’analyse et d’essai permettant de déterminer la propreté des environnements, des surfaces, des liquides et des processus d’assemblage. Les procédures peuvent être utilisées pour :

  • Identifier et quantifier les sources de particules afin d’en déduire des mesures d’amélioration et valider leur efficacité.
  • Identifier les points faibles d’une installation de fabrication en fonctionnement dans le but de déterminer les potentiels d’optimisation à intégrer lors de la planification d’une nouvelle installation.
  • Surveiller les processus ou les zones sur une longue période.

Enfin, le VDA 19.2 vient en complément du VDA 6.3, sachant qu’un auditeur VDA 6.3 peut également auditer les exigences du VDA 19.2.

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